Citations

“Quand j’étais enfant, je dessinais comme Raphaël mais il m’a fallu toute une vie pour apprendre à dessiner comme un enfant.”

— Pablo Picasso

Max Fourny

Tout d’abord pilote de course automobile dans les années 30, Max Fourny prend la direction, entre 1945 et 1955, de la prestigieuse revue mensuelle Arts et Industrie, dédiée aux matériaux et techniques de l’architecture et des arts décoratifs. Il s’entoure de collaborateurs comme Jacques-Émile Blanche, Jean Cocteau, Georges Waldemar, Camille Mauclair, Henry Clouzot et Paul Valéry. En 1956, il fonde avec Jean Cassou, René Huygue et Pierre Restany la revue d’art contemporain Prisme des Arts, tandis que de 1961 à 1975, il édite l’Annuaire de l’Art International.

Album mondial de la peinture naïve, Max Fourny

Album mondial de la peinture naïve, Max Fourny, 1990, éditions Hervas


Il se tourne vers l’Art Naïf à partir de 1970 en publiant neuf ouvrages : La Chanson Traditionnelle (1973), Les Proverbes vus par les Peintres Naïfs (1973), L’Arche de Noé et les Naïfs (1977), La Fête et les Naïfs (1979), Le Paradis et les Naïfs (1983), Le Rêve et les Naïfs (1983), La Critériologie de l’Art Naïf (1984), La Cité et les Naïfs (1986) et L’Arbre et les Naïfs, achevé d’imprimer en 1991, date de son décès. Un an avant sa mort, il publie l’Album Mondial de la Peinture Naïve (éditions Hervas), ainsi que la monographie de Ljubomir Milinkov, en collaboration avec Gerard Xuriguera (édition française / anglaise / serbo-croate de Milic Rakic).

Chaque illustration de ces ouvrages donna naissance à une collection internationale de plus de 1500 œuvres (tableaux, sculptures, tapisseries, broderies…) dont 900 appartiennent actuellement à la Commune de Vicq, au Musée International d’Art Naïf, et 600 au Musée d’Art Naïf Max Fourny (appelé La Halle Saint-Pierre) après donation de l’épouse du collectionneur, l’artiste-peintre Françoise Adnet. En publiant ces ouvrages illustrés par les Naïfs et en réalisant des expositions temporaires en France et à l’étranger, Max Fourny participa non seulement à la promotion et à la diffusion des sculpteurs et peintres naïfs, mais surtout à son développement.

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